ma grande-mere

ma grande-mere
- Dis grand-maman... Où va-t-on quand on meurt?

La vielle femme continue de regarder le paysage.

- Ça, mon petit... Je n'en sais rien.
- Pourquoi?
- Il y a tellement de versions différentes que la vérité se perd dans les légendes...
- Raconte-moi une des légendes de la mort, s'il te plaît grand-maman!

La petite main du garçon agrippe celle parcheminée de sa grand-mère.

- Dans une contrée très lointaine, commence celle-ci, on dit que les gens qui meurt montent au ciel...
- Ils vont au paradis?
- Non, non, mon petit... Ils vont au ciel. Dans le ciel.
- Pourquoi on les voit pas? Demande le petit en scrutant le ciel avec insistance.
- Parce qu'ils sont morts. Ils n'ont plus de corps, seulement un esprit et une âme qui voyagent ensemble.
- Et qu'est-ce qu'ils font dans le ciel?
- Ils dessinent.
- Comment?!
- À l'aide des vents, ils dessinent dans les nuages.
- Ah oui? Alors quand on voit des formes dans les nuages, ce sont les gens morts qui les dessinent!
- Oui. Il y a des gens de tous âges là-haut. Certains ne sont pas très habiles. C'est pour cela que les nuages n'ont parfois aucune forme concrète.
- Mais les nuages qui sont de couleur parfois, tu sais, les rouges ou les rose, c'est eux aussi?
- Certains morts sont tellement doués qu'ils réussissent même à ajouter de la couleur à leur nuage. Ceux-là devaient être de vrais artistes de leur vivant, tu ne crois pas mon petit?
- Oh oui! Et moi aussi je ferai de beaux dessins dans les nuages!

La vielle dame hoche la tête en souriant mais n'ajoute plus rien.

- Grand-maman... Qu'est-ce que tu regardes?
- ...
- Les nuages, hein? Tu regardes si grand-papa t'as fait un dessin?

Les yeux brillants, elle serre un peu plus la main de son petit-fils.

- Oui... J'attends qu'il me fasse signe...
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# Posté le jeudi 20 décembre 2007 18:22

des Arabes

des Arabes
Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre.

Mais, s'il vous plaît, essayons quand même. On sait qu'en cette période «le champ», comme à un téléphone portable, peut vous manquer. Mais, s'il vous plaît, essayons quand même de nous mettre au diapason. Nous allons éviter de parler de nos problèmes. Nos affaires qui ne dépendent pas de nous, laissons-les de côté. Pour un moment, disons que tout va bien.

L'école ça va. C'est la classe. Les enseignants sont géniaux. Le manuel scolaire de toute façon finira au pilon. La bouffe ça va, tout va bien. On mange juste pour ne pas crever. L'eau il y en a à gogo, mais comme on n'est pas des gens sales, on se douche rarement. L'électricité ce n'est pas ce qui manque dans l'air. Saddam Hussein a été exécuté par la loi, les Irakiens sont appelés par les médias étrangers d'« insurgés ». Abou Dhabi veut remplacer Hollywood et ce n'est pas du cinéma. Les Arabes sont tous ça va. Ils pourront dire qu'il n'y a plus de "dik tâteur" pour déranger leur harem.

Le programme télévision c'est très bon, ils nous font rire. Les émissions se suivent et se ressemblent. Surtout quand on sait que ce sont toujours les mêmes qui se partagent le budget de production. Mais tant que ça fait rire, c'est pas grave. Le vote ça va et ça vient. Ceux qui nous gouvernent ça va très bien. La grippe aviaire ça va... venir pour l'instant elle n'est que là-bas. Nos ministres vont se faire soigner à l'étranger, eux et leur entourage. Donc ça va. A leur retour, ils seront ministres de sinistres. Puisque nous autres on sera au ciel en train de les attendre.

Alors là ça va plus. On ne pardonnera pas. On ne pardonnera jamais à ceux qui ont géré leur carrière au lieu de gérer le pays.


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# Posté le jeudi 20 décembre 2007 16:37

Modifié le jeudi 20 décembre 2007 17:04

le chemin de la vie

le chemin de la vie
Jeunes, le chemin de la vie nous semblait tel une route linéaire, sans dénivelé, sans trafic. Au fur et à mesure que nous avançons en âge, des nids-de-poule apparaissent, ces trous des premières déceptions des premiers accrocs, des pertes d'êtres chers que l'ont croyait jusqu'alors immortels.

Et puis viennent les premières difficultés, les premiers virages apparaissent, parfois sensibles, parfois brusques : ce sont nos opinions, notre vision du Monde. Ces virages sont accompagnés très souvent de croisées de chemins, nos choix de vie. Certaines décisions sont faciles à prendre, car la route nous paraît incontestable. La direction semble être la bonne, le panneau nous le confirme. Parfois, le chemin à prendre n'est pas évident, les deux directions se valent, ne sont ni pires ni meilleures. Parfois, les panneaux sont tombés, ou ont été volontairement inversés.

Puis apparaissent des descentes vertigineuses, si profondes, si rapides que le moindre virage nous ferait quitter la route et plonger dans l'abîme de notre inconscient. Certaines descentes sont moins brutales que d'autres. Notre véhicule ne prend pas de vitesse, les virages se prennent facilement ; mais au lieu de choisir ce chemin à droite qui nous paraît monter, plus difficile, nous prenons cette belle route à gauche. Elle descend, tout doucement, mais elle plonge dans les profondeurs de l'oubli, et nous nous réveillons un matin ne pouvant plus distinguer le jour de la nuit. Nous devenons alors vis-à-vis des autres véhicules des ombres, qui ne perturbent pas le trafic plus haut et qui peuvent même être utilisées à nos dépens comme taxi par les véhicules les plus opportunistes.

Seulement voilà, quand on arrive en bas, le chemin pour remonter est long, difficile. Et puis les règles de la circulation ne sont pas respectées, les accidents avec les autres véhicules sont fréquents ici-bas, c'est la loi du plus fort. Si ton véhicule est bien renforcé, si ta carapace est solide, tu sortiras vainqueur des chocs.


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# Posté le jeudi 20 décembre 2007 16:23

nos sentiments

nos sentiments
Honoré de Balzac a écrit:
"Nos beaux sentiments ne sont-ils pas les poésies de la volonté?"

Les sentiments sont-ils déjà tout tracés?
Y'a t'il une fatalité? Est-ce un don de la nature?
Le destin?
Peut-être une chose, c'est qu'ils sont propres à tout un chacun.
Parfois nos sentiments cachent notre vraie nature.
Et parfois, ils sont cachés par elle.

Les sentiments apportent quelques fois le plus grand bonheur.
Mais ils nous conduisent quelques fois sur le chemin étroit de la perte, de la douleur.
Ils sont insensibles à la raison. On ne peut les briser, les resserer.
Ils nous suivent, attendent les circonstances, disparaîssent et reviennent avec elles.
Cet "état affectif complexe" est plus durable que l'émotion et moins violent que la passion.
Nos sentiments sont là... Pesants, omniprésents.
On peut les affirmer et se laisser guider vers le bonheur.
On peut se cacher derrière eux, et se laisser faire, aveugle, marchant vers l'obscur et la peine.
Peut-on contrôler ses sentiments? J'en doute...
Mais si vous y regardez de plus près, c'est exactement ce dont nous aspirons de la vie.
Pouvoir rire, pleurer. Crier et chuchoter.
Etre fier ou honteux.
Pouvoir culpabiliser, être responsable.
Avoir de l'admiration, de l'orgueil...

Parce qu'après tout, nous avoir doté de tous ces sentiments, parfois contraires, c'est nous permettre de pouvoir apprécier chaque instant.

Quel qu'il soit... Et pour toujours...


misss B c'est a toi que je parle
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# Posté le jeudi 20 décembre 2007 14:40

Modifié le jeudi 20 décembre 2007 15:15

amitier !!!

amitier !!!
L'amitié, est un mot tellement simple d'apparence, mais pourtant si significatif !Pas pour les adultes qui placent le boulot avant tout, non ! Mais pour les adolescents, si ! L'amitié a une importance inimaginable, qu'y a-t-il de pire que de passer une journée à glander au lieu de sortir avec ses copains ? Vous me direz, mais l'amour, n'est il pas plus important pour eux ! La réponse est simple, il est important mais pas au point d'arriver à la hauteur de l'amitié. L'amour c'est fait pour rêver, alors que l'amitié c'est quelque chose de concret, de bien réel qui dure ! Les amis sont là quand on se sent mal, quand on a besoin de parler, d'être écouté. L'amitié c'est sincère, il n'y a pas de faux semblant « Ou tu es avec moi ou tu ne l'es pas » Ce n'es pas une escapade sans lendemain, c'est pour cela qu'il ne faut jamais la sacrifier sinon bonjour les regrets.
Les amis on partage avec eux pleins de moments de joies, de fous rires, mais aussi les moments d'échec, de désespoir ! Ils nous aident à nous relever quand on tombe, ils essuient nos larmes, font apparaître des petits sourires sur nos visages inondés de larmes, ils restent à notre chevet quand on est malade ! Alors ne commettez pas une erreur que vous pourrez regretter toute votre vie, profitez des derniers moments qui vous restent ensemble, ne laissez pas le temps vous démolir, vous devez être fort face aux épreuves qui suivent, fort face à une éventuelle séparation, car quoi qu'il arrive votre amitié triomphera !
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# Posté le jeudi 20 décembre 2007 12:31

Modifié le jeudi 20 décembre 2007 13:02