pour toujours...

pour toujours...
Ce matin, j'ai ouvert la fenêtre,
J'ai senti quelque chose d'étrange dans l'air...
J'ai levé les yeux vers le ciel,
J'ai vu la pluie tombée,
Et j'ai compris que quelque chose avait changé.
Je ne sais pas pourquoi,
J'ai tout de suite pensé à toi,
J'ai attrapé le téléphone,
Composé ton numéro,
La peur au ventre,
J'ai attendu que tu décroches,
Mais tu ne l'as pas fait...
J'avais un mauvais pressentiment,
je sentais quelque chose d'étrange,
Des larmes coulaient le long de mes joues,
Je ne comprenais pas pourquoi je me mettais dans cet état,
Car il n'y avait rien de concret,
Juste ce mauvais pressentiment...
Je t'ai appelé une fois, deux fois, trois fois...
Tellement de fois,
Mais tu n'as jamais décroché...
J'ai fini par appeler ta demi-soeur,
Je lui ai demandé ce qu'il se passait,
Pourquoi tu ne décrochais pas,
Elle a commencé à pleurer,
J'ai compris que je ne m'étais pas tromper...
Elle m'a dit que, la nuit dernière, tu avais été renversé,
Par un chauffard, bourré...
Elle m'a dis que tu étais tombé dans le coma,
Et qu'ils ne savaient pas si tu allais te réveiller...
Je n'avais plus la force de parler,
J'ai dis que je rappelerais et j'ai raccroché.
Tout autour de moi s'est écroulé!
J'ai repensé à tous ces moments,
Tous ces souvenirs,
Tous nos délires...
Tu étais mon rayon de soleil,
Mon meilleur ami, on avait dit pour la vie...
Mon amour, on avait dit pour toujours...
Je suis allée à l'hopital,
Jsuis restée deux semaines à ton chevet,
Jpassais mon temps à pleurer, à te regarder,
A espérer...
Mais ton coeur a fini par arrêter de battre,
Les infirmières, les médecins s'agitaient autour de toi,
Essayant en vain, de te faire revivre...
Je suis sortie de cette chambre,
Je marchais sans but dans ce couloir blanc,
Les larmes brouillaient ma vue,
Je suis arrivée à cette fenêtre, on était au cinquième étage...
J'ai regardé une dernière fois derrière moi,
J'ai vu ton corps sans vie sur le lit que poussait l'infirmière,
Je n'ai pas réfléchi, j'ai ouvert cette fenêtre,
Et je suis partie...
Je ne pouvais pas vivre sans toi :
Tu étais mon rayon de soleil,
Mon meilleur ami, on avait dit pour la vie...
Mon amour, on avait dit pour toujours...

# Posté le vendredi 30 novembre 2007 16:59

Modifié le vendredi 30 novembre 2007 17:25

moi !!!

moi !!!
Mal-aimé
mercred 11 Avril 2007 à 1h43
J'ai toujours été le mal-aimé. Le gamin bizarre que les autres gamins aiment pas et rejettent. Celui qu'on tape à la récré. Celui dont on joue avec le nom. Celui à qui on fait les pires blagues. Celui dont on ne veux pas. On ne choisis pas d'être mis à l'écart. C'est l'histoire ma vie.

En CEM je croyais m'être fait des amis enfin. Personne n'est venu à mon anniversaire. Je n'ai plus fêté mon anniversaire depuis ce moment-là je crois. J'ai fait recoller mes oreilles pour que les autres arrêtent de se moquer de moi.

Au collège j'étais un des plus petits. Les grands me soulevaient par les oreilles. En sixième la prof d'anglais me tirait les oreilles quand je savais pas. Toujours ces oreilles... Mes profs m'ont toujours traité de cancre. En quatrième j'avais 14 de moyenne en français mais le prof disais que j'étais un cancre et que je ferais rien de ma vie. Depuis l'école primaire ces mots me poursuivaient: "cancre", "ne fera jamais rien de sa vie"... Réussis ou crève, c'est la loi de la jungle à l'école. Et moi j'étais pas dans les dominants, les plus forts, les leaders.

Jusqu'au lycée, quand j'avais 19 ans, personne ne voulait me prendre dans son équipe en sport. J'étais toujours le dernier choisi. Je me retrouvais souvent avec les filles. Parce que j'étais le "plus faible" (et les filles sont faibles, c'est bien connu...). Pourtant depuis mon opération à sept ans, tout effort physique prolongé me provoque des élancements de douleur très intenses dans les côtes, comme des coups de couteau. Tout cours de sport est pour moi une souffrance énorme. Physique car mon corps me fait souffrir. Psychologique. Car personne ne veut de moi. Chez les garçons je suis rejeté. Dans les vestiaires on me pique mes affaires et on joue à se les faire passer pour pas me les rendre. On me vole mes affaires. Tout le monde sais qui c'est, tout le monde se tait. On me frappe. Sur le terrain on ne veux pas de moi. Au foot on m'envoie des balles dans la figure. Des coups de pieds dans le ventre. Au basket on envoie des ballons sur ma tête, on me donne des coups de poings. On me traite nul. Et d'autres mots. Je pleure après chaque cours.

Je n'obtiens de dispense de sport qu'avant mon second passage du bac. Soit après plus de 10 ans de demandes. Mais aucun médecin n'a jamais pris au sérieux mes douleurs dans la poitrine. Pourtant aux cours d'endurance je terminais mes tours par terre en suffoquant. Mais les grandes personnes ne croient pas les enfants. Toujours à se plaindre pour rien. Et le sport c'est bon pour la santé. Bande de connards.

Au collège je trouve d'autres comme moi et on forme un petit groupe. On se fait quand même taper par les plus grands mais ensemble on sens moins seuls. Les trousses volées se font plus rares au fil des années. J'entre dans le vrai clan des cancres, les vrais, les durs. Plus vieux d'un an, je gagne un peu de respect. Je découvre le tabac, le shit, l'alcool, pour arrêter assez rapidement, ne comprenant pas l'intérêt à vouloir paraître comme les autres.

Au fil des années je reste le mal-aimé. Les gens disent des trucs sur moi dans mon dos. On me hais, on me déteste. On me crache dessus. Mais le contexte a changé. On me déteste parce que je suis différent. Que je me suis construit moi-même. Que je suis fort. Que j'ai fait ma vie sans tous ces connards et qu'elle est plus belle que la leur. Et que j'en ai plus rien à foutre de leur vie de merde.
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# Posté le mercredi 21 novembre 2007 17:16

Modifié le mercredi 19 décembre 2007 17:38

toi !!!

toi !!!
Il y a des choses qui ne s'expliquent pas
Des empreintes qui ne s'effacent pas avec le temps

Ce que je hais plus que tout c'est
Le son de ma peau contre la tienne
La chaleur de ton souffle dans mon cou
La douceur de ton ventre sur mon dos
Tes cheveux qui s'emmêlent
Ta silhouette qui me fait me retourner sur toutes les filles qui te ressemblent un peu de loin

Je hais tout ça.

Je hais d'être celui qui perturbe ta vie.
Je hais de ne pas pouvoir dire que ça ne sert à rien.
Je hais mon silence sur ce que je pense qui serait mieux pour toi.

Pourquoi je parle pas plus ? Pourquoi c'est pas plus facile ?

Je hais tout ce qui en toi me fait rêver.
Tout ce qui me fait aimer.
Tout ce qui me fait voyager.

Je hais ton odeur qui m'ennivre.
Je hais la couleur de tes cheveux qui me passionent.

Je hais le fait même de t'avoir rencontrée.

Mais je me suis jamais senti aussi vivant que dans tes bras.
Merci.
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# Posté le dimanche 18 novembre 2007 17:40

Modifié le mercredi 21 novembre 2007 17:25

16 nov

16 nov
Je n'aime personne, même pas moi,
Je fais souffrir, à croire que c'est un don,
Faut pas m'aimer, oh non surtout pas,
Faut m'apprécier et puis regarder ailleurs.

Faut m'oublier ou alors penser quelques fois,
A un souvenir gentil mais pas plus que ça,
Un souvenir gentil, un mec qu'a l'air sympa,
Mais faut pas creuser car je détruis autant que je pleure.

Vivre sans amour, c'est pas vivre, c'est survivre,
Mais j'ai pas le courage de mettre fin à mes jours,
Je suis pas lâche, je suis comme tout le monde, j'aime la vie,
Mais la vie sans amour, c'est une nuit sans étoile.

Je comprends les autres, mais mon coeur j'y comprends rien,
Il se fout de ma gueule, il se jette comme un pantin,
Contre les murs du doute, contre ses parois inébranlables,
Je le supplie, mais il n'écoute que mes pleurs.

Je voudrais changer, être un mec qui comprend rien,
Un homme capable, d'aimer sur le seul attrait d'un sourire,
Je voudrais y croire, me lancer sans réfléchir,
Mais ma prison à moi, c'est ma conscience.

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# Posté le jeudi 15 novembre 2007 20:17

Modifié le vendredi 16 novembre 2007 18:07

c'est la nuit

c'est la nuit
Tu sais mon amour je suis le plus stupide des hommes. Tu sais je me sens si minable. Si inutile. Comme le dernier des imbéciles. Ou pire. Et ces mots sont très loins de ce que je peux ressentir à cet instant. Tu sais mon amour je me sens si insignifiant que je me dis que si j'étais malade, que si je mourrais, au moins je me sentirais mieux. Je sentirais que j'ai un but, une fin, quelque chose à prévoir, des choses à faire. Tu sais plus le temps passe plus je suis écrasé au fond de l'impasse. Plus je ne vois aucune possibilité d'en sortir. Plus je me dis que je ne vis plus, que je vivote juste. Que plus rien n'a d'intérêt. Que je suis seul. Que tout n'est qu'illusion. Que je n'ai ni but ni destin. Que je suis une coquille vide. Que j'ai plein de choses à faire mais aucun chemin pour y parvenir. Que je n'existe pas. Parce que socialement je n'existe pas. Que je n'ai pas de rôle. Pas d'existence sociale. Donc pas d'existence. Que je ne suis dans aucune case. Que je n'ai pas d'amis. Que je ne suis pas normal. Et que le vide autour de moi ne cesse de grandir. Que je me sens de plus en plus seul. Que la vie n'a plus le goût fruité qu'elle avait autrefois. Que je me lasse de tout. Je suis désespéré. Et je ne vois rien qui me ferais sortir la tête de l'eau. Je cherche du boulot y'en a pas. C'est ma seule issue pour avoir un semblant d'existence. Mais rien. Que le monde est un lent mouroir. Que tout est inutile, fade, sans intérêt. A quel points les mots sonts des clous dans ma gorge.

Et que la nuit est ma seule issue.
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# Posté le jeudi 15 novembre 2007 19:58

Modifié le vendredi 16 novembre 2007 18:14